Une question mérite aujourd'hui d'être posée.
Dans certaines communes, les habitants découvrent de grandes affiches financées par le CCAS pour souhaiter une bonne fête des pères. Quelques semaines auparavant, les mêmes supports avaient déjà été utilisés pour la fête des mères.
Bien sûr, personne n'est contre le fait de célébrer les familles ou de transmettre un message de sympathie aux habitants. Mais la véritable question est ailleurs : est-ce réellement la mission prioritaire d'un Centre Communal d'Action Sociale ?
Le CCAS a été créé pour venir en aide aux personnes âgées isolées, aux familles en difficulté, aux personnes en situation de handicap, aux demandeurs d'aide alimentaire ou de soutien social. Chaque euro qui lui est confié provient de l'argent public et devrait, en principe, servir en priorité à l'accompagnement des plus fragiles.
Dans un contexte où de nombreuses familles peinent à boucler leurs fins de mois, où les demandes d'aide augmentent et où les associations sociales manquent souvent de moyens, certains peuvent légitimement s'interroger sur la pertinence de financer des campagnes d'affichage à caractère promotionnel.
Faut-il privilégier la communication institutionnelle ou l'aide concrète ? Une affiche géante apporte-t-elle davantage qu'un repas, un colis alimentaire, une aide d'urgence ou une action en faveur des personnes isolées ?
Au-delà du montant engagé, c'est une question de priorité politique qui est posée. Lorsque la communication devient omniprésente, certains citoyens ont le sentiment que l'on cherche davantage à mettre en scène l'action publique qu'à répondre aux difficultés du quotidien.
La bonne gestion de l'argent public ne consiste pas seulement à respecter les règles administratives. Elle consiste aussi à faire des choix cohérents avec les missions des institutions.
Alors la question est simple : les Réunionnais attendent-ils des affiches ou des résultats ?
Le débat est ouvert.
Bien sûr, personne n'est contre le fait de célébrer les familles ou de transmettre un message de sympathie aux habitants. Mais la véritable question est ailleurs : est-ce réellement la mission prioritaire d'un Centre Communal d'Action Sociale ?
Le CCAS a été créé pour venir en aide aux personnes âgées isolées, aux familles en difficulté, aux personnes en situation de handicap, aux demandeurs d'aide alimentaire ou de soutien social. Chaque euro qui lui est confié provient de l'argent public et devrait, en principe, servir en priorité à l'accompagnement des plus fragiles.
Dans un contexte où de nombreuses familles peinent à boucler leurs fins de mois, où les demandes d'aide augmentent et où les associations sociales manquent souvent de moyens, certains peuvent légitimement s'interroger sur la pertinence de financer des campagnes d'affichage à caractère promotionnel.
Faut-il privilégier la communication institutionnelle ou l'aide concrète ? Une affiche géante apporte-t-elle davantage qu'un repas, un colis alimentaire, une aide d'urgence ou une action en faveur des personnes isolées ?
Au-delà du montant engagé, c'est une question de priorité politique qui est posée. Lorsque la communication devient omniprésente, certains citoyens ont le sentiment que l'on cherche davantage à mettre en scène l'action publique qu'à répondre aux difficultés du quotidien.
La bonne gestion de l'argent public ne consiste pas seulement à respecter les règles administratives. Elle consiste aussi à faire des choix cohérents avec les missions des institutions.
Alors la question est simple : les Réunionnais attendent-ils des affiches ou des résultats ?
Le débat est ouvert.

















